Poème de février (il était temps)
Par mon ami Yann, poète myopathe Gelée blanche Sur le pare-brise opaque. La nuit éteinte Mord L'éclat de lune translucide Épinglée sur le firmament. Respiration. Vapeur exhalée Sur le chemin de ronde. Bosquets figés. Buissons ardents de froid. Aiguilles givrées Brouillant l'espace. Limpide, L'air pur, presque polaire, Descend Vers les poumons tropicaux. Les cristaux glacés, Arrêtés, Sculptent le vide solide Entre les arbres Squelettes. Yann
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