Aujourd’hui, je blogue. Mais, me direz-vous, ne devrais-je pas être en Hollande ? Non car le voyage a été annulé, trop de route, de fatigue, de difficultés. A la place, je pars aujourd’hui-même passer quelques jours à l’abbaye cistercienne Sainte-Marie du Désert, entre Toulouse et Auch, pour recharger mes batteries, remettre les pendules à l’heure et retrouver le nord.
Je suis tombé amoureux de ce lieu il y a plus de 10 ans. Je vous en raconterai plus à mon retour.
En attendant voici l’adresse du site Internet de l’abbaye : http://abbayedudesert.com/
Là-bas, je penserai à vous tous. A bientôt.
Steph
par Stéphane
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Le monde de Steph
Immobile devant le feu, je me souviens… Je me souviens d’un petit garçon qui jouait de la flûte, s’appliquant sur sa partition. Limité par l’horizon de son fauteuil roulant, le feu déjà le faisait voyager.
Les flammes jaillissaient du feu crépitant, dans une danse obsédante, les braises rougeoyantes s’envolaient vers le ciel étoilé de juin, avec des envies de voyages, et venaient taquiner les visages.
Ils était tous là, la famille, les amis, tous ceux qui comptent vraiment, tous ceux qui allument en nos cœurs comme une étincelle de joie et d’amitié.
L’espace d’une soirée, le feu leur donnait une âme de poètes, de troubadours et de baladins, et séchait bien vite les habits trempés par les jets d’arrosage qui marquaient l’imminence du repas. Pour n’avoir pas voulu chanter, il eut été dommage de ne pas suivre un petit lapin, vibrer sur un air d’accordéon, rire des aventures de l’ours, remonter les Champs Elysées ou encore louer le Seigneur en nigérien.
Je revois cet enfant, devenu adolescent, jouant du synthé, une lampe d’explorateur fixée au front, une table branlante devant lui sur laquelle était posé l’instrument de musique.
Le temps est passé, de la première des Saint-Jean à la plus bath des Saint-Jean, et Pierrot, Jeannot, Guy et Magpie et leurs amis, ces grands voyageurs, nous en ont fait voir de toutes les couleurs, du Congo au Népal, de l’Inde au Niger. Le feu, chaque année, est comme hanté par ces souvenirs de voyages, et nous emmène en ballade. Un feu de joie qui égaye et réchauffe, synonyme de gaieté et de convivialité, et non pas qui désole et ravage. Un feu ami des hommes, qui nous fascine et garde son mystère.
Les enfants d’hier ont grandi, sont devenus des hommes. Certains d’entre nous depuis sont partis vers l’autre rive, tandis que de nouvelles générations sont apparues. Il y aura toujours des enfants courant entre les tables, s’amusant et riant. Il y aura toujours des feux de la Saint-Jean, il y aura toujours un feu de la Saint Roch. Alors je crois qu’on peut remercier ceux qui ont initié ces si belles soirées. Merci pour cette part de rêve que vous nous offrez, pour ce feu qui rend belle la vie.
Steph, Saint Jean 2004
par Stéphane
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Les textes de Steph
Nous nous rendons chez nos cousins Magpie et Guy, à Saint-Roch, au bord du Tarn, non loin du parc de Gaillac, pour fêter le feu de la Saint-Jean. Comme chaque année depuis bientôt 20 ans, une centaine de personnes s’y retrouve. Après l’apéritif, nous dégustons les plats et spécialités préparés par chacun, ainsi que la traditionnelle sardinade. Une fois la nuit tombée, c’est la veillée de chants autour du feu, à la guitare.
Au fil des années, nous avons chanté des airs d’aujourd’hui et d’autrefois, rêvé et aimé être ensemble, refait le monde. C’était comme si le feu nous donnait de sa lumière et de sa chaleur. J’ai beaucoup reçu de ces soirées, de ces joies simples, de ce bonheur d’être ensemble et de chanter.
Cette année, foot oblige, un écran est installé dans le jardin pour le match France Brésil, et nous pouvons suivre ce match et fêter ensemble la victoire.
Steph

par Stéphane
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Le monde de Steph












