Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Newsletter

Inscription à la newsletter
 
Jeudi 31 mai 2007
J'ai découvert récemment ce Tour de France qu'est en train d'effectuer Jonathan Mandala en fauteuil roulant pour remettre une pétition au Ministère de la Santé concernant la situation des personnes handicapés (plus d'infos et pétition à signer sur son site Tour de France de Jonathan). Bravo et bonne route à Jonathan pour son formidable Tour de France. Steph
-------
Départ de CREUTZWALD le dimanche 20 mai 2007 (14H place du Marché)
Arrivée à PARIS le 16 juin 2007
remontée des Champs Elysées (avec tous ceux qui souhaiteront suivre en fauteuil roulant); Remise de la pétition au ministère de la Santé
retour à CREUTZWALD le dimanche 24 juin 2007
 
 
1. Le jeune homme se bat pour une meilleure accessibilité des bâtiments publics ou privés aux personnes à mobilité réduite.
La loi du 11 février 2005 sur "l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" prévoit ceci : les établissements publics et privés recevant du public doivent être tels que toute personne handicapée puisse y accéder, y circuler et y recevoir les informations qui y sont diffusées, dans les espaces ouverts au public. L'accès et l'accueil doivent être possibles pour toutes les catégories de personnes handicapées, dans les établissements neufs recevant du public.
La mise en accessibilité des établissements existants doit intervenir dans un délai de 10 ans. Des délais très longs... s'ils sont respectés.
Pourquoi ne pas généraliser les aides de la part de l'Etat et/ou des collectivités territoriales pour accélerer la mise à plat de marches et autres obstacles infranchissables pour les personnes handicapées...
2. Jonathan se bat aussi pour une meilleure couverture par la Sécurité sociale des frais occasionnés par l'achat et la maintenance d'un fauteuil roulant performant. 
3. Il se bat également pour que l'insertion des handicapés dans le monde du travail ne reste pas si souvent lettre morte. Trop d'entreprises préfèrent payer l'amende que d'embaucher le "quota" d'handicapés imposé par la loi... .
4. Il se bat enfin et surtout pour que l'on change de regard sur les gens "différents". 
Vendredi 18 mai 2007
Pour apprendre la valeur d'une année, demande à l'étudiant qui a raté un examen.
Pour apprendre la valeur d'un mois, demande à la mère qui a mis un enfant au monde trop tôt.
Pour apprendre la valeur d'une semaine, demande à l'éditeur d'un journal hebdomadaire.
Pour apprendre la valeur d'une heure, demande aux fiancés qui attendent de se revoir.
Pour apprendre la valeur d'une minute, demande à celui qui a raté son train, son bus ou son avion.
Pour apprendre la valeur d'une seconde, demande à celui qui a perdu quelqu'un dans un accident.
Pour apprendre la valeur d'une milliseconde, demande à celui qui a gagné une médaille d'argent aux jeux Olympiques.
 
Le temps n'attend personne. Rassemble chaque instant qu'il te reste et il sera de grande valeur.
Partage-les avec une personne de choix et ils deviendront encore plus précieux.
Mercredi 16 mai 2007
J’ai fait le rêve
De cités accessibles,
Où l’on pourrait circuler sans l’angoisse
De l’obstacle qui nous bloquera,
Où tous les lieux de culte
Auraient un plan incliné,
De places de parking libres
Pour les personnes handicapées,
De soignants soucieux de bien faire,
Dont les soins ne deviendraient pas une routine.
 
J’ai fait le rêve d’un monde
Où les couleurs se mélangeraient
Comme sur la palette du peintre,
Où les armes n’existeraient plus que dans les musées,
Où l’on ne mourrait que de vieillesse,
Où l’on ferait la guerre à la guerre.
 
J’ai fait le rêve
De sourires échangés dans la rue,
De pleurs changés en éclats de rire,
De larmes qui ne seraient que de joie,
D’amours qui ne seraient qu’heureux.
 
J’ai fait le rêve d’un monde
Où des hommes auraient cessé de blasphémer le nom de Dieu
En le mêlant à leurs guerres, leurs crimes, leurs méfaits,
Mais où ils feraient enfin Sa Volonté
D’Amour et de Vérité, de Justice et de Paix.
 
Steph
 
Lundi 14 mai 2007

Juste quelques nouvelles et d'abord un événement insolite. Jeudi soir un grand vrombissement se fait entendre, deux hélicoptères passent au-dessus de chez nous. C'est en fait le tournage d'un épisode de la Carte au Trésor. Le lendemain nous apercevons trois hélicos en vol stationnaire au-dessus de Gaillac puis deux d'entre eux qui atterrissent dans les environs. Rendez-vous cet été pour découvrir l'émission.
Sinon le week-end a été plutôt calme, dimanche matin on est allés à la messe des artistes à l'église Saint-Michel. Il y avait une chorale, une danseuse qui a interprété deux chorégraphies dans le style des danses hindoues, une exposition de peintures et sculptures d'artistes tarnais.
Demain Patricia ma nouvelle auxiliaire de vie revient en doublé avec Nadine, puis avec ma mère je vais à Toulouse voir la présidente de l'Association Francaise contre les Myopathies qui vient à  l'auditorium de Météo France. Bonne soirée.

Steph

Vendredi 11 mai 2007

je lui ai dit ma mère maintenant si tu veux. Me couper les cheveux avec la tondeuse n'est pas chose facile à cause du tuyau qui relie mon appareil de ventilation à ma canule de trachéo et de ma position dans le fauteuil. Ma mère s'en tire heureusement très bien. Toute l'affaire prend presque une heure et ensuite me voilà tondu.
Je sais la photo est affreuse mais c'est pour montrer mon équipement pour l'opération coiffure.
Steph

Jeudi 10 mai 2007
Je suis un oiseau un peu prisonnier
Dans une cage dorée dont on n'a pas les clés
A force d'être enfermé l'oiseau dépérissait
Et plus rien ne semblait possible a jamais
 
Un jour, un autre oiseau, de l'autre côté de la cage
N'a pas trouvé la clé mais a délié un blocage
Il s'est accroché, a voulu m'aimer
Malgré les barreaux de ma cage imposés
 
Par sa patience j'ai appris que je pouvais voler
Pas comme les autres oiseaux mais dans ma tête avancer
Mes ailes sont devenues agiles je les aies déployées
Pour sortir mon esprit de ma cage dorée
 
Mon amour m'a aidé à me retrouver
Même si je suis un oiseau qui ne vole que par la pensée
Même si ma cage on ne peut pas l'enlever
A cause de mon corps trop fragilisé
 
Avec mon oiseau adoré
On s'est apprivoisés et on s'est aimés
On a effacé en partie les barreaux de cette cage
Nous sommes deux oiseaux qui sommes forts ensemble
 
Chacun de nous savoure le moindre souffle de vie
Que l'on peut apporter, que l'on peut recevoir
Et je deviens un oiseau bien moins prisonnier
Que d'autres oiseaux qui ne connaissent pas l'amour
 
L'amour c'est magique, cela redonne des ailes
Pas les mêmes ailes que celles qui aident à bouger
Mais des ailes aussi belles quand elles sont déployées
Ce sont simplement les ailes de la pensée et du cœur
 
Ensemble nous continueront à chercher
Comment aider l'oiseau à évoluer malgré sa cage
Ensemble nous continuerons de nous épanouir
Dans l'écoute, la douceur et la tendresse
 
Et même si un jour un de nous s'envole
Nous nous attendrons, nous nous retrouverons
Car on ne peut pas nous enlever notre amour
Et on fera tout pour continuer d'avancer...
 
Ioana
par Stéphane publié dans : Poèmes
Mercredi 9 mai 2007
J'ai aimé le témoignage de cette jeune handicapée dans un restaurant. Etudiante, un peu à 1’écart à cause de son handicap, elle participait à un repas de sa "promo". L’atmosphère était lourde. En bout de table, les autres parlaient avec entrain. Le temps était long pour celle qui se sentait de trop. Soudain, la porte du restaurant s'ouvrit. Un SDF un peu maladroit, portant un cageot de roses enveloppées dans un fragile papier transparent, proposa de table en table le produit de sa récolte. Les convives agacés l'écartèrent d'un léger signe de tête. Ce signe de tête était aussi discret que l’était le marchand aux quelques roses. Les étudiants reprirent leurs conversations. Constatant que personne n'avait envie de ses roses, 1 'homme s'apprêta à sortir. Mais, ce que personne n'avait voulu voir lui le vit. Il s'arrêta devant la jeune étudiante en fauteuil roulant et lui donna un bouquet de roses. L homme pauvre avait voulu saluer la beauté et la grandeur d'un geste naturel. Le sourire apparut sur le visage de l'heureuse jeune femme. Soudain, étouffés par la houle de l'émotion, les convives s'arrêtèrent de parler. L'homme avait franchi la porte et était reparti dans le froid de la nuit.
Les roses sur la tablette du fauteuil roulant avaient laissé une empreinte indélébile. Les convives s'étaient tu. Celle qu'ils avaient reléguée était honorée, plus qu'une reine. Celle qui était silencieuse et seule contemplait l'invraisemblable cadeau. Les roses n'avaient pas de prix pour cet homme à la vie rude. Il en avait comblé un cœur attentif à ce qu'on le reconnaisse. La soirée ne se poursuivit pas comme avant. Il s'était passé quelque chose et je serais tenté d'appeler cela une implosion !
 
Jean-Christophe Parisot, Vivre même si je souffre
 
par Stéphane publié dans : Textes
Mercredi 9 mai 2007

Allez... Tourne, tourne petit compteur. Allez, encore un petit effort. Ca y est ! Le compteur a franchi la barre des 3000 visiteurs sur Le monde de Steph. Merci à toutes et à tous pour vos visites, j'espère que ce blog vous plaît et j'essaye de m'y employer. Parfois il me crie que je ne m'occupe pas assez de lui mais c'est difficile tant cette période est chargée pour moi. Je dois aussi prendre soin de mon"bébé", mon futur troisième livre. Lui aussi exige des soins. En tout cas merci à vous, amicales pensées et bonne journée. Je vais profiter un peu du soleil qui revient enfin !

Steph

Mardi 8 mai 2007
Petite chanson d’Yves Duteil sur les élections…
 
La Démagogie est un oiseau diurne
Qui pousse son cri sous les projecteurs
Et qui fait son nid dans le creux des urnes
Pour trouver sa voix chez les électeurs
 
Entre deux sondages elle replie ses robes
Son costume en or ses promesses en l'air
Elle couve ses œufs, mais quand on les gobe
Leur saveur bizarre vous reste en travers
 
La Démagogie, c'est la clé des songes
Elle ouvre plus grand les portes du ciel
Avec des miracles et de pieux mensonges
Elle met la pilule au milieu du miel
 
Tant pis si plus tard après le spectacle
Le décor s'effondre sur les acteurs
Et si le festin tourne à la débacle
Il y aura demain d'autres spectateurs
 
La Démagogie c'est plus médiatique
Ça traverse mieux le petit écran
Que les vérités beaucoup trop techniques
Et les statistiques où l'on perd son temps
 
C'est vrai que la vie serait bien plus terne
Sans quelques couleuvres et quelques vessies
Qu'il nous reste à prendre pour des lanternes
Dans les accessoires de la panoplie
Sans Démagogie ...
 
La Démagogie c'est le grand remède
C'est de la pommade sur tous les mots
Qui soigne l'image et qui vient en aide
Au bonimenteur en mal de micros
 
J'ai tordu le cou à cet oiseau-lyre
Qui chantait beaucoup devant la maison
Je l'ai mis au clou, c'était un vampire
Dressé sang pour cent pour les élections
 
La Démagogie court après la gloire
Elle vole au secours de sa propre vie
Cherche à rattraper le cours de l'Histoire
Et se prend les pieds dans tous les tapis
 
Mais elle se relève et revient plus fort
Elle survit toujours à nos utopies
On s'est fait avoir une fois encore
Mais c'est la dernière après c'est fini
La Démagogie.
 
Yves Duteil
par Stéphane publié dans : Textes
Mardi 8 mai 2007

A la fin et après l'intervention de l'aide-soignante chaque matin il y a ces moment où je suis débranché de mon appareil de ventilation, un peu comme une plongée en apnée. Bien sûr j'arrive quand-même à respirer mais je cherche l'air, respirer demande un effort de plus en plus intense au fil des minutes, pendant le passage aux toilettes et l’installation au fauteuil. Lorsqu'enfin je suis rebranché j'émerge d'une sorte de brume, peu à peu mes idées deviennent plus claires. C'est alors que ma journée peut vraiment commencer, et ces mots viennent en moi : "Merci pour l'air", ces mots viennent du plus profond du cœur tandis que l’air bienfaisant emplit mes poumons.

 

Steph

 
 
Blog : Rencontres sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus