Une roue dans chaque main,
Il voyage vers l'infini
Son fauteuil de baladin
l'emmène plus loin que la nuit
jusqu'au petit matin
Dans son fauteuil d'acier il roule vers l'avenir,
ses jambes ont oublié ce que marcher veut dire
On voit dans son regard des images qui passent,
un homme en blanc et noir filme de grands espaces
Aujourd'hui son passé dessine ses souvenirs,
une bande dessinée qu'il ne pourra jamais lire
Le temps file ses heures où il devient banal,
on vit à cent à l'heure jusqu'à l'instant fatal.
Quand la balle s'est perdue dans son corps en liberté,
le temps s'est interrompu pour en faire son prisonnier
Il marche dans sa tête et construit son histoire
de routes qui s'arrêtent, de trains et de départs
Si le temps s'engourdit comme au mois de fèvrier,
il nous laisse vieillir ici et prend son coeur pour s'évader
Une roue dans chaque main,
Il voyage vers l'infini
Son fauteuil de baladin
l'emmène plus loin que la nuit
jusqu'au petit matin
Pierre Klinguer et Christian Lambert
Chanté par Jean-Claude Gianadda
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